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Kode 9 Audio Addiction
September 27, 2006, 9:08 pm
Filed under: Dubstep

Cerveau incontestable de la scène Dubstep outre-manche, Kode 9 est également professeur de philosophie et de design sonore à l’université de Londres. Producteur prolifique et respecté, il finit actuellement son ouvrage intitulé “Sonic Warfare”, parabole visionnaire du son comme moyen de combat culturel, qui relate notamment l’histoire de la Bass diaspora, du reggae / dub à la drum & bass et au dubstep. Lisez son interview passionnante par Synaptic sur dubstep.fr.

http://www.hyperdub.com
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Mute or Die
September 27, 2006, 4:38 pm
Filed under: Hi*Tek


Rebel Without A Pause
September 27, 2006, 8:40 am
Filed under: Hip Hop, Interviews

Bien plus qu’un band hip-hop américain à l’organisation un tantinet dadaïste – un « bouffon », un obscur service de protection et un prophète virulent -, Public Enemy a permis à la jeunesse hip-hop de puiser dans une musique brut de décoffrage la possibilité d’ouvrir son esprit. Que ce soit avec la puissance de leurs instrus ou la pertinence de leur discours, Public Enemy est un groupe qui a su inoculer la passion du son à toute une génération. Que reste-t-il des années Public Enemy ? Réponse de Chuck D himself lors de son passage à Paris le mois dernier.

Votre dernier album « New Whirl Odor » semble se rapprocher du son originel de P.E : phat beats, boucles incandescentes… Etait-ce voulu ?
Pas complétement. On n’a pas cherché pas à reproduire le son de tel ou tel album. Nous restons fidèle à nous même, nous n’avons que très peu changé notre façon d’écrire. Certes, le côté « raw » est très perceptible dans « New Whirl Odor », c’est peut-être dû à ce retour au coté Motown qu’on affectionne particulièrement au sein du goupe. Ceci dit, il n’y avait aucune volonté de notre part à vouloir « sonner » old school à nouveau. Je pense que chacun de nos albums sonnent plus ou moins différemment, chacun d’entre eux collant à une époque particulière. Considérons « New Whirl Odor » comme un photographie de notre époque, à un instant donné.

Quel regard porte tu sur le hip hop aujourd’hui ? Le côté revendicatif voire politique de cette musique ne s’est-il pas estompé ?
J’ai un regard assez contrasté sur cette scène au jour d’aujourd’hui. Mais tout dépend dont tu perçois cette musique : au Brésil ou encore en France, le côté politique du hip hop est toujours présent. Généralement, le hip hop reflète l’arrogance de son pays d’origine. On ne peut pas parler de scène hip hop mondiale : chaque pays a la scène hip hop qu’elle mérite.

« Power to the people and the beats », « Bring da beat back », « Hear the drummer get wicked », “The rhythm, the rebel”… Tous ces gimmiks ont longtemps illustré ta fascination pour le beat. Peux tu m’en dire plus à ce sujet ?
C’est notamment lié à mon histoire en tant que MC. J’ai longtemps tourné avec pléthores de DJs avant de former Public Enemy. Le DJ m’a permis de m’exprimer, d’affiner mon flow, de découvrir les subtilités du breakbeat via le funk, la soul etc. Le beat est le vecteur du message, c’est le médium ultime des propos que tout MC déverse. Le beat est la source.

Tu as formé un groupe de blues il y a peu…
Oui, c’était important pour moi de revenir aux sources. Le blues, la soul, le rock & roll sont des musiques qui ont généré ce que Public Enemy est aujourd’hui. L’émotion brute m’a toujours fasciné.

Public Enemy a été l’un des premiers groupes à croiser le fer avec des groupes de métal, et tu t’es personnellement impliqué dans la production de la B.O « Judgment Night » (qui compilait 11 tracks composés conjointement par un groupe de métal et de hip hop, NDLR). Le son rock est également très perceptible dans votre dernier album…
Oui, tous les membres de P.E sont des « rock heads ». Nous somme quasiment tous accros au son des guitares, Professor Griff a d’ailleurs une formation rock que l’on va signer sur Slam Jamz très prochainement. Le rock fait partie du Hip Hop, peu importe l’instrument que tu viens greffer sur tes lyrics, du moment que force et puissance se ressentent.

T’intéresses-tu à d’autres styles de musiques « non-estampillées » hip hop, mais qui s’en sont largement inspiré ? Je pense au Grime, à la Drum & Bass par exemple…
Oui bien sûr, je suis assez curieux des nouveaux styles musicaux qui émèrgent. Je reste cependant concentré sur Slam Jamz, notre label, véritable tête chercheuse de nouveaux talents hip hop aux quatres coins du monde. Mais je suis super ouvert : « Revolverlution » sonne un peu électro par moment, c’était voulu ! (rires)

Tu sembles être également impliqué dans le business de la musique digitale.
La musique au format digital peut permettre une rémunération juste et honnête pour les artistes. Mais surtout, elle permet aux artistes en herbe de s’émanciper du schéma maison de disques - producteur pour prendre son destin en main et diffuser sa musique au plus grand nombre. C’est un juste retour de choses : l’apparition d’un format révolutionnaire – le mp3- que les majors n’ont pas su dompter, qui permet une diffusion musical massive. Je pense que le digital peut permettre aux labels indépendants une reconnaissance égale aux majors. Et permettre à de jeunes artistes d’émerger en masse.

Quel est ton regard sur les récentes émeutes qui se sont déroulées en France ?
Chaque gouvernement a beau promouvoir la liberté, l’égalité des chances, mais les dirigeants demeurent des dirigeants. L’égo est souvent plus fort que l’intérêt général. Et ces récentes émeutes dans votre pays n’ont rien de surprenant.

Quels sont tes espoirs pour l’avenir ?
Que l’humanité ne s’autodétruise pas.

Tu crois en Dieu ?
Je crois en Dieu. Je crois en la Création, qui est à mes yeux la forme de Bien la plus pure. Et, par extension… je crois en moi.